Les indispensables d’une salle de bains zéro déchet

Ou comment notre salle de bains entame sa transition vers le zéro déchet.

Pour réduire nos déchets dans la salle de bains, notre méthode est simple. J’ai regardé le type de déchet que nous jetions, puis j’ai cherché des solutions plus durables. Nous ne sommes pas encore au zéro déchet (je n’ai par exemple pas encore trouvé l’après-shampoing solide qui correspond à mes longs cheveux qui s’emmêlent en un rien de temps), mais on y va étape par étape. Certains changements se font facilement, d’autres nous déstabilisent davantage. Entre bonnes surprises et habitudes à prendre, voici notre expérience…

Du lavable à la place du jetable

J’étais responsable du déchet le plus fréquent de notre salle de bains : les fameux cotons jetables, et plus précisément les disques à démaquiller. J’en utilisais 2 le matin pour appliquer mon eau micellaire et 2 le soir pour me démaquiller. Soit 1460 cotons par an à moi toute seule. Le matin, je les remplace désormais par une éponge konjac (le konjac est plus connu en food mais s’impose dorénavant en beauté aussi). Il s’agit d’une éponge en fibres végétales naturelles originaire du Japon. Elle permet de nettoyer et exfolier le visage au quotidien (avec ou sans ajout de nettoyant). L’éponge gonfle au contact de l’eau et assure un nettoyage en douceur. Il suffit ensuite de la rincer et la faire sécher grâce au cordon qui lui est généralement associé. Une fois par semaine, il faut également la nettoyer à l’eau chaude et au savon de Marseille afin de bien l’entretenir et de lui assurer sa durée de vie maximale, c’est-à-dire 3 mois. Elle est 100% biodégradable.

Pour me démaquiller le soir, j’ai également dit adieu aux cotons jetables pour des gants bio lavables et réutilisables. Je les enfile et j’utilise mon démaquillant de façon classique. En ce qui concerne l’entretien, je les passe en machine de façon hebdomadaire à 50 degrés avec draps, serviettes etc.

Du solide plutôt que du liquide

Les déchets les plus imposants et les plus en plastique de notre salle de bains étaient les emballages de gel douche, shampoing etc… Pour contrer cela, de plus en plus, nous privilégions la version solide des cosmétiques. Basiquement, le pain de savon a remplacé notre gel douche. Au début, je craignais avoir la peau moins douce et moins confortable qu’avec notre crème de douche habituelle. Nous avons donc choisi un savon réputé pour sa douceur. Résultat : ma peau est tout aussi douce et ne tiraille pas.

Pour le dentifrice aussi nous sommes passé au solide. J’ai fabriqué le nôtre avec, entre autres, de l’argile verte, de l’huile essentielle de menthe poivrée et du charbon végétal activé. Deux éléments ont été déstabilisants au début :
1. Le fait de devoir frotter sa brosse à dents sur le dentifrice à plusieurs reprises, plutôt que de mettre la pâte sur la brosse à dents en une seule fois.
2. Le côté moussant moins présent.
Mais :
1. C’est juste une question d’habitude à prendre.
2. Ce n’est pas la mousse qui nettoie les dents.
Bref, j’adhère !

Un oriculi pour remplacer les cotons-tiges

Les cotons-tiges en plastique étaient le deuxième déchet que l’on trouvait le plus en termes de quantité dans notre salle de bains. Ils polluent les océans, si « bien » que la loi sur la Biodiversité prévoit leur interdiction à la vente en France dès janvier 2020. Par ailleurs, selon les spécialistes, ils repoussent le cérumen vers l’intérieur de l’oreille et sont donc susceptibles de créer des bouchons. C’est donc sans regret que je les ai remplacé !

J’ai choisi de tester l’oriculi de la marque Lamazuna. Pour faire simple, c’est un cure-oreilles (mais c’est moins joli dit comme ça). Il s’agit plus précisément d’un bâtonnet en bambou, légèrement plus fin à une extrémité et équipé d’une perle colorée de l’autre afin que chacun puisse reconnaitre le sien dans la famille. Je dois vous l’avouer, au début, j’étais sceptique (ce n’est pas si simple de changer des habitudes aussi ancrées) :
1. Est-ce que ça fait mal ?
2. Est-ce que mes oreilles seront aussi propres ?
Après 15 jours d’utilisation :
1. Non, ça ne fait pas mal, il suffit d’y aller doucement et de ne pas trop l’enfoncer (comme on devrait le faire avec un coton-tige classique d’ailleurs).
2. Oui, car le cérumen extérieur est retiré dans sa totalité, et non repoussé.
Avec une bonne hygiène, l’oriculi est sensé être utilisable à vie.

Du bambou au lieu du plastique ?

Enfin, la brosse à dents est aussi un déchet relativement fréquent de notre salle de bains. Contrairement aux autres déchets évoqués plus haut, une alternative plus durable n’a pas été si simple à trouver. J’ai d’abord pensé aux brosses à dents en bambou en me disant qu’elles étaient biodégradables. Bémol : le bambou vient généralement de Chine ou d’Inde, ce n’est donc pas le top niveau empreinte carbone (personne n’est parfait) ! J’ai aussi découvert qu’il existait des brosses à dents en plastique recyclé avec têtes interchangeables… ce n’est pas non plus l’idéal absolu, mais c’est mieux que rien alors j’aimerais bien tester.

Cependant, je n’en ai pas trouvé dans les trois boutiques où je vais habituellement (je n’ai pas non plus écumé toute la métropole lilloise). Les vendeurs m’ont dit que les produits arriveraient bientôt. Sur internet, les frais de livraison ne sont pas offerts pour ces montants, ce qui donne une brosse à dents qui excède aisément 10 euros. Pourtant, le prix unitaire (sans frais de livraison) est généralement correct. J’attends donc impatiemment que « mes » boutiques en reçoivent… 

Voilà, vous savez tout de nos premiers pas vers le zéro déchet dans la salle de bains. J’ai hâte de vous faire un bilan après quelque temps d’utilisation ! Et vous, votre salle de bains se met au zéro déchet ?